French Assurtech

[Les pépites de l’écosystème assurtech & tech] Focus sur… Confiancia

✍🏻 Propos recueillis par Yasmine Fassi Fihri, Responsable Communication French Assurtech & Startup Palace

Pour cette nouvelle interview des Pépites de l’écosystème Assurtech & Tech, j’ai eu l’occasion d’échanger avec Jérôme Bedel, fondateur de Confiancia.

  • Bonjour Jérôme, merci d’avoir accepté notre demande d’itw pour le blog de French Assurtech. Avant de parler de Confiancia, pourriez-vous svp vous présenter ?

Merci à vous aussi.

Je travaille dans le domaine de l’assurance depuis 20 ans. Au départ, je suis entré dans le monde de l’assurance, un peu par hasard, par l’informatique. Je travaillais jusqu’alors à la conception de modèles mathématiques probabilistes trouvant leur application dans les secteurs de l’industrie, de l’énergie, de l’automobile…  De là, j’ai continué dans l’actuariat dédié à l’assurance-emprunteur et la prévoyance. Puis je suis entré chez un courtier-grossiste en assurances pour le secteur immobilier. 

Plus récemment, j’ai siégé au Comex d’une grande compagnie dont j’étais directeur technique mais aussi DSI. J’ai pu mesurer la complexité et tout l’intérêt du travail à mener pour faire rentrer la transformation digitale dans un groupe d’assurances. 

Aujourd’hui, au moyen d’une structure souple, Confiancia, je développe mon envie bien ancrée d’apporter davantage de transparence sur ce marché et de m’adresser différemment aux assurés. 

  • Confiancia : c’est quoi ? Et comment ça fonctionne ?

Juridiquement, Confiancia est aujourd’hui un courtier qui distribue de l’assurance pour les emprunteurs, avec vocation demain à servir plus largement le secteur immobilier. 

Confiancia est un acteur digital et beaucoup de nos clients viennent par ce canal, notamment avec le service apporté par le comparateur/tarificateur en ligne, qui délivre instantanément une estimation fine du coût de l’assurance en fonction des garanties souhaitées. Mais dans 100% des cas, le deuxième point de contact passe par un expert. 

Dans notre réflexion sur la digitalisation des process nous tenons compte des attentes de chacun, full digital ou tout papier. La maturité du système d’informations consiste en sa capacité à être performant quel que soit l’usage de la digitalisation. Cette souplesse pour le client dans l’usage digital ou non fait partie de notre recherche d’inclusivité.

La vraie valeur de la marque Confiancia réside dans sa dimension inclusive, c’est-à-dire dans sa capacité à dialoguer avec ses clients de façon à leur apporter des solutions et pour tous les types de profils tant en assurance que dans le mode de relation digitale ou non avec eux.

  • Qui sont vos clients et combien en comptez-vous aujourd’hui ?

Nos clients sont des particuliers, mais aussi des entreprises, des associations et des SCI avec leurs besoins spécifiques. Comme mentionné précédemment, beaucoup viennent à nous via le digital. Parallèlement, nous sommes en train de développer des réseaux d’apporteurs d’affaires. 

  • Quelques mots sur la genèse de Confiancia et ses fondateurs ?

Je pense qu’une startup ne se lance jamais seule, mais réunit différents métiers autour d’elle. La startup est un carrefour où différents métiers peuvent et doivent collaborer. L’incubateur me semble être un lieu idéal pour l’innovation. 

Au-delà des idées du fondateur, Confiancia a écouté son réseau et ses partenaires en amont du projet. Tous les métiers se sont associés pour apporter de l’eau au moulin : marketing digital, IT, assureurs, réassureurs, courtage, communication…  Et aujourd’hui, ce sont les investisseurs qui entrent en jeu. 

  • C’est quoi votre dernière grosse actu ?

Actuellement, nous démocratisons le recours à la prime unique d’assurance qui est jusqu’alors quasi-inexistante sur le marché de l’assurance emprunteur. De fait, la prime unique présente un caractère confidentiel et reste plutôt réservée aux gestionnaires de patrimoine. Or, nous étendons son usage et la mettons à disposition du plus grand nombre. 

Cette solution peut apporter une réponse à un besoin pas forcément exprimé comme tel par l’assuré et permet de réaliser une optimisation des investissements. Elle nécessite un certain niveau de technicité que Confiancia détient. Confiancia fait bouger les lignes et rend de vrais services. Au-delà, l’extension de la prime unique sert aussi le projet d’inclusivité de la marque.

  • Avez-vous levé des fonds ? Si non, quel est votre business model ?

Nous sommes en train de préparer un premier tour de table en Seed. Sans apports de fonds et sans moyens, les belles idées ne peuvent pas se réaliser. 

  • Quels sont vos plus gros challenges aujourd’hui ?

Le sujet le plus important, pour une marque qui se crée, est d’être visible afin de devenir attractive et, bien sûr, rentable le plus rapidement possible. Les investisseurs sont là pour aider et ils sont indispensables mais la startup doit absolument mettre en place une vraie rentabilité dès le départ de son projet.

Nous voulons montrer la validité économique du business model et plus encore sa grande scalabilité, avec à ce jour des apports de fonds en Seed. Confiancia doit faire ses preuves avant de s’engager à court terme (dans les 2 ans) en série A.

  • Qu’est ce qui vous démarque des autres concurrents ? Quelle est votre force ?

Le marché de l’assurance-emprunteur est très concurrentiel. Par rapport à nos concurrents, nous ne fournissons pas de solutions toutes faites ou précablées, “les mêmes pour tous”, mais des solutions adaptées qui nécessitent d’écouter et d’identifier les besoins des clients. Nous savons que les clients ne sont pas forcément toujours à-même d’exprimer leurs attentes dans une logique assurantielle qui, bien souvent, leur échappe. Le conseil apporté par Confiancia est une vraie réponse à ces attentes légitimes.

Les attentes en matière de compréhension des offres d’assurances sont colossales. Souvent, l’assuré découvre trop tard qu’il aurait mieux fallut réfléchir différemment à son projet dès le départ. 

  • Vous êtes combien aujourd’hui dans l’équipe ? Est-ce que vous recrutez ? Si oui, quels profils ?

Nous fonctionnons pour le moment en réseau (partenaires, agence digitale, free-lances, consulting…). Nous rechercherons à court terme d’autres talents ayant des compétences techniques et de gestion dans l’assurance autour de la prévoyance et de l’IARD. 

  • Si vous aviez la possibilité de revenir en arrière, que changeriez-vous dans le développement de Confiancia ?

Je me tournerais plus tôt vers les investisseurs et une solution d’incubateur.

  • Projetons-nous maintenant : Confiancia dans 2 ans ça donne quoi ? Vous êtes où ?

L’emprunteur est essentiellement tourné vers l’immobilier, c’est la première marche de Confiancia. Confiancia présentera dans les deux ans des solutions complètes sur la chaîne immobilière à partir d’un grossiste digital d’un nouveau type. 

  • Y a-t-il une assurtech/fintech dont vous admirez particulièrement le développement et pourquoi ?

Je pense à Brokoli, par exemple, dans un tout autre secteur de l’assurance. Les valeurs de transparence sont communes à nos deux projets. Brokoli cherche à simplifier la vie des courtiers en apportant une comparaison claire, basée sur les garanties, des offres d’assurance dans le domaine de la santé, un secteur lui aussi en pleine évolution ! Les démarches de Brokoli ou de Confiancia, et bien d’autres en ce moment, cherchent à apporter de la confiance et de la transparence entre l’assurance et les assurés.

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